Préambule


Préparation

     La lumière

     Le matériel

     L'entraînement

     Autorisations


La prise de vue

     L'éclairage

     Le cadrage

     L'exposition

     Vitesse/ouverture

     Mise au point


Retouche

      Calibrage écran

     1) Rotation/recadrage

     2) Analyse

     3) Correction tonale

          - Rappel

          - Histogramme

          - Niveaux

          - Courbes

          - Luminosité

          - Contraste

          - Conclusion

     4) Correction des couleurs

     5) Netteté

     6) Bruit/grain

     7) Dépoussiérage

     8) Sauvegarde


Partie 3 : le post-processing


- rappel sur la photo numérique


Nous allons entrer maintenant dans le vif du sujet. A partir du moment où nous nous proposons de retoucher une image il est avant tout indispensable de savoir de quoi est faite cette image, sa nature, sa structure et comment les outils mis à notre disposition vont agir sur cette structure. Ensuite il sera plus facile de comprendre pourquoi certains outils sont plus ou moins appropriés.

STRUCTURE D'UNE IMAGE NUMERIQUE

Qu'elle soit issue d'un appareil photo numérique ou d'un scanner, la structure d'une image numérique est la même du point de vue de l'amateur. Afin de pouvoir reconstituer toutes (ou presque) les couleurs possibles, on utilise un mélange de trois couleurs (le rouge, le vert et le bleu). En mélangeant ces trois couleurs avec plus ou moins de chacune d'elle, on reconstitue un spectre colorimétrique suffisamment étendu en ce qui nous concerne.

Donc chaque point aura une composante rouge, une bleue et une verte. Chacune de ces couleurs peut prendre un certain nombre de valeurs de luminosité du plus sombre au plus lumineux. Le nombre de valeurs de luminosité possible dépend du format de fichier, le plus courant est 256. La valeur 0 est la plus sombre (c'est même la luminosité nulle) et 255 la plus claire.
Si chaque couche peut prendre 256 valeurs, l'ensemble des trois couches peut prendre 256 x 256 x 256 = 16 777 216 valeurs différentes, soit 16,7 millions de couleurs.
Informatiquement parlant, 256 valeurs s'obtient en avec un chiffre binaire codé sur 8 bits. Voila pourquoi on parle de fichier en 8 bits par couche soit un total de 24 bits.

En allant dans les propriétés d'affichage de votre écran, vous verrez vraisemblablement que vous avez le choix entre 16, 24 et 32 bits. Sélectionnez au minimum 24.




En résumé chaque point de l'image (pixel) sera défini par une valeur de rouge entre 0 et 255, une valeur de vert en 0 et 255 et une valeur de bleu entre 0 et 255. Si on considère un point ayant une valeur 0 pour les 3 couleurs (R 0; V0 ; B0) on obtient du noir.




A l'inverse un point où toutes les couches sont à 255 (R 255 ; V 255 ; B 255) est un blanc pur.




Un point ayant 3 valeurs différentes aura une couleur définie par la proportion de chaque couleur:




De même tous les points ayant les 3 valeurs des 3 couches égales est "sans couleur" donc gris. (R 20 ; V 20 ; B 20) est un gris foncé, (R 192 ; V 192 ; B 192) un gris plutôt clair.

Voici l'exemple d'une image passée en valeurs de gris par désaturation, on vérifie que les 3 couches ont toujours la même valeur et que cette valeur commune détermine un gris plus ou moins clair.




Maintenant face à une photo affichée à l'écran, ces belles notions ne sont pas flagrantes. On peut utiliser l'outil pipette pour demander au logiciel quelles sont les valeurs de chaque couche pour un point donné. Cela sera utile pour corriger les dominantes et connaître les marges par rapport à la surexposition d'une zone.

Il existe enfin un outil extrêmement utile qui va nous permettre de visualiser pour l'ensemble de l'image comment se répartissent les points en fonction de leur valeur de luminosité moyenne. Il est indispensable de bien comprendre comment lire et interpréter cet outil qu'est l'histogramme. Tout le reste repose là dessus.


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