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Partie 3 : le post-processing
- Etape 8 : La sauvegarde.
Une première chose avant de décrire brièvement les 3 formats que j'ai choisi de vous présenter. Une sauvegarde multiple des originaux
est INDISPENSABLE. Une fois sur votre disque dur, lorsque vous effacez la carte mémoire de votre appareil, comprenez bien qu'il
ne vous reste plus qu'un seul exemplaire de vos photos et que si le disque en question vient à connaître un défaut de fonctionnement
ou si vous écrasez ou effacez par erreur ces fichiers vous de retrouverez JAMAIS vos images.
Bref, multipliez les sauvegardes.
3 supports physiques différents me semblent opportuns pour autant qu'ils soient renouvelés. Pour cux qui voyages, la sauvegarde
sur CD gravés le soir à l'hotel ou chez une bonne âme munie d'un graveur est une option sûre qui permet d'attendre le
retour à la maison à la fin des vacances en ne confiant pas vos précieux cliché qu'à un seul disque nomade même si la
fiabilité de ces derniers est tout à fait bonne. Je sauvegarde pour ma part mes originaux
sur un disque dur nomade + un disque dur PC + un deuxième disque dur de back up sur le même PC (pas une autre partition mais un
autre disque physique) + des sauvegardes CDR ou DVDR, regravés de temps en temps. (Tout les 2 ans).
J'ai aussi des exemplaires sur DVD stockés chez des parents pour parer à l'éventualité d'un incendie ou d'un vol, chose
très appréciable que permet la photo sauvegardée numériquement.
Ceci étant dit.
La sauvegarde d'un fichier peut se faire selon différents formats, selon ce à quoi est destinée cette sauvegarde.
Nous allons parler des formats les plus susceptibles d'êtres utilisés:
Le Jpeg, le Tiff et le PSD.
Il existe deux grandes familles de format. Les formats compressés et les autres. L'avantage d'utiliser un format qui compresse
l'image réside naturellement dans la possibilité de faire des sauvegardes de taille réduite informatiquement parlant.
On choisira un format compressé lorsque l'on veut gagner de la place (volume de stockage limité ou utilisation Web pour minimiser
les temps de téléchargement).
Certains formats de sauvegarde compressés ont un incovénient majeur: ils altèrent l'image. Afin de gagner de la place, le principe de compression
suprime des informations en supposant que cela ne sera pas ou peu visible. Cette particularité se retrouve hélas sur le format de fichier le plus couramment utilisé
sur le web: le format "jpeg" ou "jpg". D'autres formats compressés sans pertes existent mais ne seront pas reconnus par les navigateurs par exemple.
Lors de l'utilisation de ce format, on aura soin de choisir un taux de compression qui altère le moins possible la qualité visuelle de
l'image tout en réduisant de façon significative son poids. Tout est affaire de compromis.
Une image non compressée présente l'avantage d'être intacte et les sauvegardes successives après modification ne l'altèrent pas.
C'est donc un moyen d'optimiser la qualité du résultat final sauvegardé, soit pour un stockage de longue durée, soit pour une
impression de qualité.
Le format "psd".
C'est le format natif de photoshop. Il permet une sauvegarde sans compression avec de surcroît tout les calques. Bref,
une petite modification des niveaux, par exemple, se fait en rouvrant le fichier et en allant chercher le calque
de réglage adéquat et en l'ajustant. C'est très pratique mais aussi volumineux. L'inconvénient est que seul le
logiciel photoshop reconnaît ce format. Sous PhotoImpact par exemple, le format natif qui conserve tout les calques
et objets est le format "ufo" qui est lui aussi natif, propriétaire et donc reconnu par photoimpact uniquement.
Le format TIFF et le format bmp
Formats qui peut être ou non compressé. Je mentionne ici le Tiff non compressé lisible facilement
(Sans photoshop contrairement au "psd"). Le format TIFF est reconnu partout dans l'industrie de l'image, il
est très universel. L'inconvénient est que même s'il est connu et universel, ce format ne sauvegarde pas les calques.
Le format Jpg
C'est un format excessivement courant, très populaire, reconnu par tous les logiciels de traitement d'image,
d'affichage etc... C'est un format compressé destructif pour l'image.
La perte en qualité est fonction du taux de compression choisi.
L'image 1 utilise une compression faible, l'image 2 une compression très forte.
Tous les softs de retouche dignes de ce nom proposent une option permettant lors de la sauvegarde de choisir le taux en question.
La taille résultante d'un fichier jpg est fonction de la nature de l'image. Plus l'image est fouillée et contient de détails, plus
le fichiers résultant sera lourd. Une image présentant de grandes surfaces uniformes sera beaucoup plus efficacement compressée à
taux égal qu'une image complexe et fournie en détails fins et nombreux.
Influence du "bruit"
On comprend dès lors l'intérêt de logiciels tels que Neatimage qui vont permettre de supprimer le grain ou le
"bruit" d'un ciel par exemple. Ce grain ou bruit est inutile (sauf à vouloir le voir sciemment)
et est interprété par l'algorithme de compression jpg comme une multitude de détails fins qu'il faut sauvegarder au mieux
comme étant une information de l'image. Le résultat est un fichier jpg beaucoup plus lourd que nécessaire.
Influence de la couleur.
J'ai constaté que la compression jpg est très sensible sur certaines couleurs.
Le cas le plus criant est le rouge. Il faut parfois choisir un taux de compression faible et donc un fichier
lourd pour ne pas voir le rouge totalement massacré par l'algorithme de compression. A telle enseigne que parfois
la limitation en poids imposé par certains sites m'on conduit à ne pas proposer de fichiers ayant de grosses surface
rouges tant le résultat final était désastreux.
Compression faible:
compression forte, notez comment est reproduit le rouge autour de la cocarde de l'aile droite vers le saumon de l'aile.
Donc méfiance avec le rouge.
Conservation des données EXIF
Les fichiers issus des appareils photos numériques contiennent des informations techniques nommées EXIF
qui décrivent un certains nombres de paramètres techniques de la photo tels que: Type d'appareil utilisé,
Numéro de série, vitesse d'obturation, sensibilité, diaphragme, correction d'exposition, focale, utilisation
du flash etc...Ces informations peuvent être précieuses pour une personne désirant connaître les paramètres
de prise de vue de votre image. C'est très apprécié par les photographes et certains sites les extraient automatiquement
via une routine PHP pour les présenter. Hélas certains types de sauvegarde les suppriment. C'est le cas de l'option
"sauvegarder pour le web" de photoshop. Il est dès lors très appréciable d'utiliser plutôt "sauvegarder sous" afin
de préserver ces données précieuses pour d'autres.
Choisir un format de sauvegarde
Chaque logiciel utilise une méthode qui lui est propre. Généralement et c'est le cas de photoshop entre autres,
on appelle la fonction "sauvegarder sous" puis on sélectionne le type de fichier dans la fenêtre adéquate.
On peut alors choisir, en cochant une case, d'appeler lors de cette sauvegarde une fenêtre permettant de spécifier
les caractéristiques de la dite sauvegarde comme le taux de compression jpg par exemple.
Annexe 1 : Les logiciels.
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